Comparatif
Corselia ou le fichier clients de votre caisse, que choisir
Votre logiciel de caisse comporte déjà une fiche client, et la question revient à chaque démonstration : pourquoi un outil de plus ? La réponse tient en une phrase. Une caisse enregistre ce qui a été acheté, c’est son métier et elle le fait bien. Elle ne sait rien des six modèles essayés et reposés, or c’est exactement là que se trouve l’information qui fait vendre en corseterie.
Le comparatif poste par poste
| Critère | Corselia | le fichier clients du logiciel de caisse |
|---|---|---|
| Objet de l’outil | L’ajustement, la cabine et la réserve | L’encaissement, la caisse et l’historique d’achat |
| Ce qu’il sait d’une cliente | Tour de dos, profondeur de bonnet, forme, bretelles, matières refusées | Références achetées, montants et dates |
| Modèles essayés non achetés | Enregistrés avec leur motif de refus | Invisibles, aucune ligne n’a été encaissée |
| Taillants par marque | Grille corrigée par vos essayages, quinze marques livrées réglées | Aucune notion d’écart entre marques |
| Lecture du stock | Classé par morphologie réellement servie | Compté par référence, par taille et par coloris |
| Alerte de trou de gamme | Déclenchée par trois départs sans achat sur un même profil | Impossible, faute de données d’essayage |
| Coexistence des deux outils | Corselia n’encaisse pas et vit à côté de votre caisse | Reste votre outil d’encaissement et de comptabilité |
| Reprise du fichier clientes | Comprise dans les trois formules, depuis un export de caisse | Déjà en place, c’est le point de départ |
| Ce que cela ajoute par mois | 69 euros HT en plus de votre contrat de caisse | Souvent déjà inclus dans votre abonnement existant |
La caisse tient l’argent, elle ne tient pas la cabine
Un logiciel de caisse fait très correctement ce pour quoi il est conçu : encaisser, tenir les stocks par référence, sortir un journal de ventes et alimenter votre comptabilité. Personne n’a intérêt à remplacer cela, et Corselia ne propose rien de tel : aucun paiement ne transite par nos écrans, aucune caisse n’est tenue, aucun export comptable ne se substitue au vôtre. Les deux outils cohabitent, chacun sur son terrain.
Le problème apparaît quand on demande à la fiche client de la caisse de servir de fiche d’ajustement. Elle contient un historique d’achat, ce qui vous dit quelles pièces ont été payées, mais elle ne contient ni les cotes, ni la forme, ni la position des bretelles, ni la tolérance à l’armature, ni les motifs de refus. Sur un métier où six modèles sur sept repartent en réserve, cet historique ne raconte qu’un septième de l’essayage.
Ce que la donnée de refus change dans les commandes
Une caisse vous dit que vous avez vendu quatorze 85C ce trimestre, donc vous en recommandez. Elle ne vous dit pas que onze clientes à petit tour et bonnet profond sont reparties les mains vides pendant la même période, faute d’avoir la profondeur nécessaire en réserve. La première information oriente vos commandes vers ce que vous savez déjà servir, la seconde ouvre un marché que les plateformes ne servent pas non plus.
C’est mécaniquement ce qui produit l’effet observé sur la réserve dormante : de 22 pour cent de la valeur d’achat sans mouvement depuis plus de neuf mois, à 13 pour cent après deux saisons. Vous ne commandez pas moins, vous commandez sur les profils qui entrent réellement dans votre boutique. Sur une réserve de quarante mille euros d’achat, cela représente environ trois mille six cents euros remis en mouvement, sans allonger la période de soldes.
Comment les deux outils travaillent ensemble
En pratique, la caisse reste au comptoir et Corselia reste en cabine et en réserve. Le fichier clientes de la caisse sert de base au démarrage : nous le reprenons tel qu’il sort, et les fiches d’ajustement se construisent ensuite au fil des essayages. Il n’y a pas de double saisie sur l’encaissement, puisque nous n’encaissons rien.
La formule Maison de corseterie prévoit en plus un export comptable et un export d’inventaire aux formats de votre gestion, pour les enseignes à plusieurs points de vente qui consolident. Là encore, il s’agit d’alimenter vos outils existants, pas de les remplacer, et vos données restent exportables au format tableur à tout moment.
Quand l’alternative reste le bon choix
Si votre boutique vend surtout du prêt à porter et des ensembles en tailles vêtement, avec peu de bonnets profonds et des essayages courts, votre fiche client de caisse suffit largement et un outil d’ajustement serait un coût sans contrepartie. C’est aussi le cas si vous êtes en train de changer de caisse : réglez d’abord ce chantier, remettez la méthode d’ajustement à la saison suivante. Empiler deux migrations la même année est le meilleur moyen de n’en réussir aucune.
Le verdict
La caisse et l’outil d’ajustement ne se comparent pas vraiment, ils se complètent. La première tient l’argent et le stock par référence, le second tient les corps servis et les refus. Si votre marge se joue sur des bonnets profonds, des tours rares et des essayages longs, la partie invisible de la caisse est précisément celle qui décide de vos commandes. Sinon, gardez votre fiche client actuelle et gardez les 69 euros.
Questions frequentes
- Corselia remplace t il mon logiciel de caisse ?
- Non, en aucun cas. Aucun encaissement, aucun ticket, aucune tenue de caisse ne passe par Corselia, et aucun paiement ne se fait sur notre site. Votre caisse reste votre outil d’encaissement, de gestion de stock par référence et d’alimentation comptable. Nous travaillons sur la cabine et sur la lecture de la réserve par morphologie servie.
- Faut il ressaisir chaque vente dans les deux outils ?
- Non. Vous enregistrez les modèles présentés et le modèle retenu en cabine, en trois clics par pièce, et vous encaissez ensuite normalement à la caisse. Le seul recoupement utile porte sur la date d’achat, qui sert à caler les relances de renouvellement au rythme d’usure réel des pièces.
- Mes données de stock doivent elles être synchronisées ?
- Ce n’est pas nécessaire pour démarrer. La cartographie par morphologie servie se construit à partir de vos essayages, pas d’un flux temps réel de votre caisse. Un export d’inventaire ponctuel, en général une fois par saison, suffit à recaler les valeurs d’achat affichées sur les alertes de stock dormant.
Corselia ou le fichier clients de votre caisse, que choisir
La caisse et l’outil d’ajustement ne se comparent pas vraiment, ils se complètent. La première tient l’argent et le stock par référence, le second tient les corps servis et les refus. Si votre marge se joue sur des bonnets profonds, des tours rares et des essayages longs, la partie invisible de la caisse est précisément celle qui décide de vos commandes. Sinon, gardez votre fiche client actuelle et gardez les 69 euros.