Comparatif
Corselia ou le tableur de taillants, que choisir
Beaucoup de boutiques ont franchi le pas de l’écrit : un tableur de correspondances imprimé et scotché en réserve, un cahier où l’on note les clientes fidèles et leurs préférences. C’est déjà une méthode, et elle vaut mieux que rien. Le comparatif porte donc sur un point précis : ce que ces supports deviennent au bout de deux saisons, quand les marques ont décalé leurs patronages et que deux conseillères travaillent en même temps.
Le comparatif poste par poste
| Critère | Corselia | le tableur de taillants et le cahier de cabine |
|---|---|---|
| Ce que la solution coûte | 69 à 179 euros HT par mois selon le nombre de points de vente | Une licence bureautique déjà payée, plus vos soirées de saisie |
| Saisie debout en cabine | Douze appuis sur une tablette posée sur le tabouret | Une colonne à retrouver sur l’ordinateur du comptoir ou une ligne au stylo |
| Résultat proposé | Deux à quatre combinaisons classées par degré de confiance | Une correspondance figée, une taille par marque |
| Mise à jour d’un taillant | Chaque essayage enregistré réajuste l’écart | Une modification manuelle que personne ne fait en période de soldes |
| Motifs de refus | Cinq motifs normalisés, exploités sur les profils voisins | Texte libre en fin de ligne, illisible six mois plus tard |
| Lecture de la réserve | Carte des morphologies servies, valeur d’achat sur chaque alerte | Un onglet d’inventaire qui vieillit dès l’inventaire suivant |
| Deux conseillères en même temps | Même fiche et même grille, mises à jour en direct | Deux versions du fichier, dont une seule à jour |
| Fiche remise à la cliente | Une page imprimable avec ses préférences et ses modèles validés | À reconstituer à la main, donc rarement faite |
| Sauvegarde | Données hébergées, export tableur à tout moment | Un fichier qui vit sur un seul poste et un cahier unique |
| Relance de renouvellement | Préparée au rythme d’usure réel, validée avant envoi | Un tri manuel par date d’achat, quand quelqu’un y pense |
Le tableur tient très bien la correspondance figée
Un onglet de correspondances est imbattable pour une chose : afficher rapidement l’équivalence entre deux marques que vous connaissez bien. Imprimé en A3 et scotché près des tiroirs, il se lit sans allumer quoi que ce soit, il fonctionne quand la connexion tombe, et une nouvelle vendeuse peut s’y référer sans formation. Pour une boutique qui distribue trois marques stables, ce support est amplement suffisant et coûte une feuille de papier.
Le cahier de cabine, lui, tient bien la relation. Les préférences des clientes fidèles, les prénoms, les anniversaires, ce qui a plu et ce qui a été retourné : un cahier bien tenu par une conseillère consciencieuse est souvent plus riche en nuances qu’une fiche informatique remplie à moitié. Il ne faut donc pas le jeter, il faut le reprendre, ce que nous faisons au démarrage quel que soit son format.
Là où le fichier décroche, c’est au bout de deux saisons
Un tableur ne se corrige que si quelqu’un l’ouvre. Or personne n’ouvre un fichier de correspondances en pleine période de soldes ou pendant les quinze jours qui suivent un showroom. Le décalage entre le fichier et la réalité des patronages s’installe progressivement, sans que rien ne vous alerte, jusqu’au jour où la vendeuse la plus junior fait confiance à une ligne périmée et perd la vente. La grille papier ne dit jamais qu’elle a vieilli.
Le cahier pose un problème différent : il est unique. Deux conseillères ne peuvent pas y écrire en même temps, il ne part pas au second point de vente, il ne se sauvegarde pas, et il ne se trie pas. Retrouver toutes les clientes à petit tour et bonnet profond passées cette année suppose de le relire page par page, ce qui ne se fait jamais. L’information est écrite, mais elle n’est pas exploitable.
Le point vraiment coûteux reste l’absence de motif de refus structuré. En texte libre, on écrit ne convenait pas, ce qui ne se compte pas et ne se recroise pas. Cinq motifs choisis dans une liste courte se comptent, se recroisent et se transforment en alerte de trou de gamme avant votre prochain rendez vous en showroom. C’est cette différence de forme, plus que le support, qui change ce que vous en tirez.
Ce que nous faisons de votre fichier existant
La reprise du fichier clientes est comprise dans les trois formules, quel que soit son état : export de caisse, tableur bricolé sur plusieurs onglets, ou cahier recopié à la main. Nous ne demandons pas de nettoyage préalable, et nous ne réclamons pas un format particulier. Les fiches restent votre propriété et s’exportent à tout moment au format tableur, y compris si vous décidez d’arrêter votre abonnement.
Votre onglet de correspondances, s’il existe, sert de point de départ à la grille de taillants plutôt que d’être ignoré. C’est même la meilleure base possible, parce qu’il contient déjà des écarts constatés dans votre boutique, sur votre clientèle, avec les marques que vous distribuez réellement. Les quinze taillants livrés paramétrés viennent compléter, pas remplacer.
Quand l’alternative reste le bon choix
Si vous distribuez trois marques que vous ne changez jamais, que vous travaillez seule en cabine et que votre réserve tient dans deux meubles dont vous connaissez chaque tiroir, un onglet imprimé et un cahier bien tenu font le travail, et il serait malhonnête de vous dire le contraire. Gardez ce système tant qu’il vous suffit. Le moment de changer arrive quand vous ne savez plus répondre de tête à la question : combien de valeur d’achat dort en réserve depuis plus de neuf mois ?
Le verdict
Le tableur et le cahier sont la bonne première étape, et beaucoup de boutiques n’ont jamais eu besoin d’aller plus loin. Ils décrochent sur trois points seulement : ils ne se corrigent pas tout seuls quand un patronage bouge, ils ne se partagent pas entre deux conseillères, et ils ne comptent pas les refus. Si ces trois points vous coûtent des ventes identifiables, la méthode outillée se paie vite. Sinon, restez sur votre onglet.
Questions frequentes
- Puis je continuer à utiliser mon tableur en parallèle ?
- Oui, et c’est fréquent les premières semaines. Beaucoup de conseillères gardent l’impression A3 en réserve le temps de prendre confiance dans les plages proposées. L’export tableur permet d’ailleurs de réimprimer une grille à jour quand vous le souhaitez, ce qui règle le problème du papier périmé sans vous priver du support affiché.
- Mon cahier contient vingt ans de clientes, faut il tout ressaisir ?
- Non. Nous reprenons ce qui est exploitable au démarrage, en général les clientes actives des trois dernières années, et le reste du cahier continue d’exister comme archive. Ressaisir vingt ans de notes manuscrites coûterait plus cher que la valeur de l’information, et les préférences les plus anciennes ne correspondent souvent plus au corps de la cliente.
- Faut il une connexion internet en permanence en cabine ?
- Corselia fonctionne dans un navigateur, sur tablette, sur l’ordinateur du comptoir ou sur téléphone. Comme beaucoup de boutiques ont une connexion irrégulière en cabine, le relevé se fait souvent sur fiche cartonnée puis se saisit au comptoir entre deux clientes. Le résultat est identique, seul le confort de saisie change.
Corselia ou le tableur de taillants, que choisir
Le tableur et le cahier sont la bonne première étape, et beaucoup de boutiques n’ont jamais eu besoin d’aller plus loin. Ils décrochent sur trois points seulement : ils ne se corrigent pas tout seuls quand un patronage bouge, ils ne se partagent pas entre deux conseillères, et ils ne comptent pas les refus. Si ces trois points vous coûtent des ventes identifiables, la méthode outillée se paie vite. Sinon, restez sur votre onglet.